La fileuse de verre de Tracy Chevalier

« En gardant cette image en tête, remplacez maintenant l’idée de l’eau par celle du temps. »

 

La fileuse de verre de Tracy Chevalier paru aux éditions de la Table Ronde.

Reçu dans le cadre d’un partenariat non rémunéré avec l’application Gleeph.

Premières phrases : « Si vous faites ricocher habilement une pierre plate sur la surface de l’eau, elle rebondira de nombreuses fois, à intervalles plus ou moins grands.

En gardant cette image en tête, remplacez maintenant l’idée de l’eau par celle du temps. »

 

Le temps n’a plus cours, le temps n’a plus d’emprise il est autre.

Le four est chaud et ne sera éteint qu’au mois d’aout, le temps est au travail, le sable est là, le bois est entreposé, ils sont verriers, ils sont muranais et ils sont les maitres du verre.

Le précieux matériaux est chauffé, travaillé, il se fait coupe, il devient carafe et se transforme en « rosetta »

Si les hommes seuls travaillent dans l’atelier et souffle le verre, certaines femmes désireuses d’apprendre et de révéler le talent qui est le leur, développent leur propre technique et fabriquent ainsi des perles de verre.

Orsola Rosso, fille, sœur de verriers, sur l’ile de Murano, compte bien elle aussi participer à l’épopée incroyable des souffleurs de verre, dont la renommé dépasse la sérénissime cité lacustre.

Travaillant dans l’ombre des hommes, perfectionnant son art et distillant une pointe d’audace dans ces créations, elle est bien décidée, elle aussi écrire une page, sa page dans le livre du savoir faire de ces artistes hors pairs.

 

Je n’avais pas lu de roman de cette auteure depuis « la jeune fille à la perle » à sa sortie, j’ai retrouvé la richesse de la documentation, le maitrise du sujet et une écriture sure et généreuse.

J’aime la poésie, elle me parle, simplement car elle sonne à mes oreilles comme une douce musique, peu importe, la notion de temporalité, de logique ou de construction précise.

J’aime les mots, ils me portent et me transportent me déposant où bons leur semble, fuyant parfois toute logique.

J’ai été emporté de la même façon dans ces pages, au sein desquelles la notion de temps, de chronologie fidèle, s’est envolée, je prends simplement plaisir à voyager et à parcourir l’histoire de Murano et de Venise, rebondissant tel un ricochet.

 

Emma aime :

-La volonté

-La finesse

-Les ricochets

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